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Interview de Stéphanie Giron par Sébastien Renaud : « Le théâtre doit laisser une empreinte sur le spectateur ».

Dans le cadre du Festival Avignon Off 2012, voici l’interview du journaliste Sébastien Renaud que vous pourrez lire en intégralité sur le site de ce chroniqueur culturel .

S.R. : Stéphanie, vous faites partie de cette jeune génération d’auteurs et de metteurs en scène de théâtre qui souhaite proposer au public bien plus qu’un divertissement. Vous venez nous présenter votre nouvelle pièce, Loudun, que vous avez écrite et mise en scène, et qui a été notamment jouée au Festival Off d’Avignon cette année. Loudun raconte l’histoire des « Possédées de Loudun ». De quoi s’agit-il ?

S.G. : « Les Possédées de Loudun » est un fait historique qui s’est déroulé entre 1632 et 1634. Dans le village de Loudun, dans le Poitou-Charentes, les Soeurs d’un couvent d’Ursulines ont accusé un homme de les avoir ensorcelées. Cet homme, c’est Urbain Grandier, un curé libertin, bel esprit, hétérodoxe, et très beau. Libre penseur et opposé au célibat des prêtres, il célèbre son propre mariage et rentre en conflit avec Richelieu, ce qui lui sera fatal. Il sera torturé puis mis à mort à l’âge de 34 ans…

La Provence, « Rousseau croque le Festival », Supplément « Sortir » du 13 au 20 juillet 2011 :

 » La première pièce et mise en scène de Stéphanie Giron est une totale réussite. On est emmené subtilement jusqu’au frisson dans cette histoire effarante de procès en sorcellerie, par la naissance du désir chez une Soeur d’un couvent d’Ursulines gagnée par le parfum entêtant d’un rosier jusqu’à la « possession ». Ken Russell fut aussi admirablement inspiré par le parcours d’Urbain Grandier, le curé libertin de Loudun, qui finit brûlé en place publique. Belle présence sensible des comédiens dans cet intime et superbe lieu prédestiné, ancienne chapelle des Pénitents Violets. On y apprend que l’Eglise organisait des spectacles d’exorcisme d’Ursulines, fort lucratifs, qui attiraient un large public qui pouvait venir de très loin. La télé n’existait pas encore ! Au Théâtre des Amants jusqu’au 31 juillet !« 

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